Martine Schlaeppi, agent d'affaire brevetée, membre PLR du conseil communal

  • Présentez-vous en quelques mots :

J’ai 34 ans, je suis simple membre du PLR, je travaille à Vevey comme agent d’affaires breveté (mandataire professionnel au même titre qu’un avocat) spécialisée notamment dans le droit du bail et la loi sur la poursuite pour dette et la faillite

 

  • Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent s’engager en politique ?

 En tant que jeune, est-il facile de trouver sa place au sein du parti et de faire entendre ses idées ? Oui, tout-à-fait, les anciens nous laissent nous exprimer au même titre qu’eux-mêmes, il n’y a aucune hiérarchie d’âge et je pense que chacun peut apprendre de l’autre. Personnellement, nos anciens m’impressionnaient un peu au début mais j’ai vite compris qu’il ne fallait pas avoir de complexe.

 

  • En tant que jeune, est-il facile de trouver sa place au sein du parti et de faire entendre ses idées ?

Oui, tout-à-fait, les anciens nous laissent nous exprimer au même titre qu’eux-mêmes, il n’y a aucune hiérarchie d’âge et je pense que chacun peut apprendre de l’autre. Personnellement, nos anciens m’impressionnaient un peu au début mais j’ai vite compris qu’il ne fallait pas avoir de complexe.

  • A quel moment avez-vous décidé de vous impliquer en politique et pour quelles raisons avez-vous choisi le parti PLR ?

Et bien l’idée d’être candidate au conseil communal me titillait depuis longtemps. Quand notre président est venu trouver mon père qui a refusé, mais l’a orienté vers moi, je me suis lancée, sans regret. S’agissant du PLR, j’ai toujours été de droite et ce fut donc un choix naturel.

 

  • Quelles sont vos ambitions dans le domaine politique ? Vous voyez-vous siéger au grand conseil ou au conseil national ?

Oh non, je n’ai pas cette ambition. Le conseil communal me convient parfaitement : les sujets débattus sont concrets et touchent notre quotidien. J’ai l’impression d’être utile.

 

  • N’est-il pas trop difficile de concilier votre engagement politique, vos études ou travail ainsi que votre vie privée ?

Absolument pas ! Nous siégeons une dizaine de fois par année, ce n’est pas du tout contraignant et nous n’avons que peu d’excuses pour ne pas être présents au conseil.

 

  • Certains sujets ont faits beaucoup parler récemment comme l’immigration (9 février) ou la place de la Suisse au sein de l’Europe. Comment vous positionnez-vous face à ces questions ?

Le peuple suisse me déçoit lorsque je pense au 9 février, mais c’est là toute l’ambiguïté de notre pays. Nous sommes à la fois et historiquement une terre d’accueil mais nos concitoyens se laissent séduire par ce genre d’initiative. Je suis rassurée suite aux votations du 30 novembre : Ecopop a été balayée !

 

  • Comment trouvez-vous la politique en suisse, est-elle efficace ? Laisse-t-elle assez de place aux nouvelles générations ?

Efficace, non, je pense que nous sommes appelés à voter sur tout et n’importe quoi mais c’est là une dérive de la démocratie semi directe et de l’initiative populaire.

 

  • Les prochaines votations (30.11) concernent les sujets suivants : l’abolition des forfaits fiscaux, l’initiative sur l’or et la surpopulation. Lequel de ces sujets vous intéresse particulièrement, pour quelles raisons et quelles sont vos opinions personnelles face à ces votations ?

C’est l’exemple même de ce que je répondais plus haut : s’agit-il là de sujets vraiment fondamentaux à faire figurer dans la constitution ? Je me suis positionnée contre ces trois initiatives.

 

  • Que diriez-vous aux jeunes qui s’intéressent à la politique mais qui n’osent pas se lancer ?

 Qu’ils se demandent de quoi ils ont peur et qu’est-ce qui les empêche de se lancer ! Je leur dirai également que c’est passionnant, qu’on rencontre des tas de gens d’horizons différents qui sont prêts à partager leur expérience.